Corruption et évasion fiscale: les « Pandora Papers » épinglent plusieurs dirigeants mondiaux

Plus d’une douzaine de chefs d’État et de gouvernement, de la Jordanie à l’Azerbaïdjan, en passant par le Kenya et la République tchèque, ont utilisé des paradis fiscaux offshore pour cacher des actifs d’une valeur de centaines de millions de dollars, selon une nouvelle enquête de grande envergure menée par le consortium médiatique ICIJ.

Une nouvelle enquête de grande envergure menée par le consortium médiatique ICIJ, éclabousse à nouveau des chefs d’Etat et de gouvernement dans le monde. De la Jordanie à l’Azerbaïdjan, en passant par le Kenya et la République tchèque, le rapport évoque des paradis fiscaux offshore pour cacher des actifs d’une valeur de centaines de millions de dollars.

L’enquête dite des « Pandora Papers » a mobilisé environ quelque 600 journalistes de médias dont le Washington Post, la BBC et le Guardian. Il est basé sur la fuite de quelque 11,9 millions de documents provenant de 14 sociétés de services financiers à travers le monde. Selon l’enquête, plus de 35 dirigeants actuels et anciens figurent dans la dernière vaste mine de documents analysés par le Consortium et ils sont tous confrontés à des allégations allant de la corruption au blanchiment d’argent et à l’évasion fiscale mondiale.

Entre autres personnalités…

– L’ancien Premier ministre britannique Tony Blair, qui a critiqué les échappatoires fiscales, a légalement évité de payer des droits de timbre sur une propriété de plusieurs millions de livres à Londres lorsque lui et sa femme Cherie ont acheté la société offshore qui en était propriétaire.

— Les membres du cercle restreint du Premier ministre pakistanais Imran Khan, y compris les ministres du cabinet et leurs familles, posséderaient secrètement des sociétés et des fiducies détenant des millions de dollars. Dans une série de tweets, Khan s’est engagé à « prendre les mesures appropriées » si un acte répréhensible de la part de citoyens pakistanais est établi.

— Vladimir Poutine n’est pas directement nommé dans les dossiers, mais il est lié via des associés à des avoirs secrets à Monaco, notamment une maison au bord de l’eau acquise par une femme russe qui aurait eu un enfant avec le dirigeant russe, rapporte le Washington Post.

– Le président kenyan Uhuru Kenyatta – qui a fait campagne contre la corruption et pour la transparence financière – est accusé, avec plusieurs membres de sa famille, de posséder secrètement un réseau de sociétés offshore.

— En plus des politiciens, les personnalités publiques exposées comprenaient la chanteuse colombienne Shakira, le mannequin allemand Claudia Schiffer et la légende indienne du cricket Sachin Tendulkar. Les représentants des trois ont déclaré à l’ICIJ que les investissements étaient légitimes et que l’évasion fiscale était refusée.

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